La consommation en France en 2013

D’après l’INSEE, en 2013, le revenu disponible brut des ménages a augmenté (+0,6%) à un rythme proche de celui de 2012 (+0,5%). En partie grâce à la moindre inflation (+0,6% en 2013 après +1,4% en 2012), le pouvoir d’achat s’est stabilisé après le net recul en 2012 (-0,9%). Par contre le revenu moyen par unité de consommation s’est contracte de 0,6% en 2013, après la contraction de 2012 (-1,5%). Néanmoins, le pouvoir d’achat du revenu arbitrable individuel décroît (-1,3%) suite à la forte augmentation des dépenses « pré-engagées », notamment les dépenses liées au logement (loyers et dépenses énergétiques dans les logements). L’augmentation des dépenses de chauffage reflète les conditions météorologiques relativement rigoureuses du premier semestre.

 

Même si en 2013, la consommation des ménages a augmenté légèrement plus vite que leur revenu disponible brut, leur taux d’épargne est resté quasi stable (15,1%). Certains produits on vit leur demande chuter. Par exemple, les dépenses en transports se sont contractées pour la deuxième année consécutive. La demande d’automobiles neuves s’est replie pour la quatrième année consécutive. Et à l’intérieur des achats des voitures on constante une augmentation des immatriculations des voitures d’essence et des petites voitures (cinq chevaux fiscaux et moins) et une réduction pour les voitures à moteur diesel (-19% en nombre d’immatriculation).

L’évolution des dépenses en carburants suive celle des voitures et des dépenses en transports collectifs ferroviaires (également en chute). La seule progression concerne le transport aérien.

L’augmentation de la dépense téléphonique (en volume) a été inférieure à la réduction des prix. Les ménages privilégient toujours davantage l’achat des smartphones. Le succès des tablettes a contribué à la forte croissance des équipements informatiques (+8.3%). Par contre, les achats de produits de l’électronique grand public ont reculé (-3,7% en volume).

Les dépenses de loisirs (musique, livres, jeux en ligne) ou celle de consommation dans les hôtels, cafés et restaurants se sont aussi contractées (sauf pour le camping). Par contre la consommation des ménages en assurances (assurance-vie et santé) s’est accélérée (sauf l’assurance logement qui s’est contractée). Les dépenses de santé privées et collectives se sont accélérées, de même pour les dépenses en services d’éducation (publique et privée). Les dépenses en alimentation, tabac ou chaussures et habillement ont également chuté.

 

Références

Texte : Insee, www.insee.fr

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